Quatre pôles continuent de capter l’essentiel des flux (72 %) : le Kenya, l’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Le Kenya s’est hissé en tête avec 1,04 milliard de dollars levés, tandis que l’Afrique du Sud a repris le leadership sur le volume des transactions en actions. Une mutation sectorielle majeure s’opère également : si la Fintech reste un moteur puissant, l’énergie propre (Cleantech) a opéré une percée historique, captant 53 % des financements totaux à la fin de l'année 2025.
Le sommet d'Alger, placé sous le slogan « Tous les réseaux, une convergence », souligne l’urgence pour le continent de maîtriser ses propres infrastructures terrestres, maritimes et spatiales. Cette dynamique est soutenue par le protocole sur le commerce numérique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à unifier un marché de 1,3 milliard de personnes.
En parallèle, des projets phares comme Konza Technopolis au Kenya — la « Silicon Savannah » — se structurent pour combler le déficit de compétences en ingénierie et en sciences.
L'année 2026 marque aussi l'avènement d'une intelligence artificielle (IA) plus souveraine. Des entreprises comme Awarri au Nigeria développent des modèles de langage entraînés en yoruba ou en haoussa, alors que moins de 2 % des langues africaines sont actuellement numérisées.
Toutefois, des défis structurels demeurent. Malgré un taux de diplômées en sciences exceptionnel sur le continent (47 %), les start-ups dirigées par des femmes n’ont capté que 1 % du financement total en 2024. Pour les experts réunis à Alger, la réduction de ce fossé et l'harmonisation réglementaire, notamment via l'Open Banking au Nigeria, seront les clés de la stabilité financière de demain.


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